Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /Juin /2010 14:14

Je le broie de mes étreintes violentes,
Je le comble de promesses vibrantes,
Je l'assaille de fiévreuses morsures,
Je lui inflige sans remords ses injustes blessures,
Je dévore avide ses lèvres sauvages,
J'arrache à sa bouche, ses baisers bien trop sages!
Amoureux sans passion, je lui enseigne la violence,
De ce furieux désir qui frôle la démence!
 
Insensée, je transe,
dans des rêves sans nuances.
Je me perd en cette errance,
Je vole, ultime délivrance.
Je sombre, splendide déchéance...
Capricieuse poupée, je danse,
Ces rondes de l'enfance,
Violant la cadence,
Vomissant la bienséance.  
 
J'oublie mon amant, furieuse diablesse,
Sa chaude présence éclipsée par l'ivresse.
Je m'arrache soudain au réel,
Egoiste, j''invente mon septième ciel.
Nul besoin qu'en cet eden, il m'accompagne,
Seule dans ma déraison je le gagne.
Dans cette brusque envolée solitaire,
Je m'éloigne de cette sombre terre...
 
Insensée, je transe,
dans des rêves sans nuances.
Je me perd en cette errance,
Je vole, ultime délivrance.
Je sombre, splendide déchéance...
Capricieuse poupée, je danse,
Ces rondes de l'enfance,
Violant la cadence,
Vomissant la bienséance.
 
Ombre sombre, souffle subtil
Je fuis, feignant la folie
Je m'envole d'un battement de cil.
Leurs fiertés, leurs flatteries,
je les souillent dans mes songes sordides

Je fais fie de la fatalité,

dont ils justifient leurs sorts arides

Hors de leur sphère, je disparais...

Souple sylphide sans souvenirs...

Ma silhouette s'estompe, je ne suis plus, je serais...

 

 

002

Par Aoua
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Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 18:37

 

Mon regard agrippé,

A tes prunelles sombres,

Cherchant la vérité,

Cachée entre les ombres.

 

Mon regard suppliant

Ton amour de revivre,

… et même mort-vivant...

Que mon coeur survive!

 

Même d'un amour bancal

Au fond d'une vie volage,

Pire d'un amour banal...

J'en ferais mon otage!

 

Tu m'aimerais si mal..

Où sont mes exigences?

Cendrillon après le bal

Perd son élégance.

 

Scrutant, agarde, avide,

Méprisable mendiante,

fouillant ton âme si vide,

Autrefois si aimante.

 

La colère la ronge,

Le désespoir l'inonde,

Laide poupée éponge,

Triste poupée immonde.

 

Mes lèvres s'entrouvrent,

Onirique baiser,

Du souvenir de tes mains,

Ma peau est tatouée.


J'ai trouvé un vêtement

Qui porte ton odeur,

Oublié, aussi, sûrement,

… par le même déserteur...

 

Une larme doucement roule,

A mon nez se suspend,

Puis tout à coup s'écroule,

Et meurt, sur le divan.

 

Pas d'issu à ce drame...
Psyché de bas étage,

Pas de remède pour l'âme,

Sinon le temps et l'âge...

 

J'attendrais d'être sage,

Il n'y a pas de lame,

Dont les coeurs sans courage,

  Puisse faire bon usage...

 

 

C'est laid mais... ça fait du bien... et puis ici c'est désert quoi qu'il en soit! Kikapteupa, celle là est rien que pour toi!

Par Aoua
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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 11:34

Démonstration de ma tendre attirance pour cette douce démolition... plus de traces et du neuf...

 

                                             Abolition quotidienne, oublier pour refaire,

                                                                                                    toujours plus neuf,

                                                                                                                   toujours plus excitant..

 

 

 

 

 

Abdication... pour une fois...

 

 

une seule...

 

 

si ça durait?

Avilissant?

   Aliénant?

      Ahurissant?

         Abrutissant?

            Annihilant?

               Abêtissant?

Amourachant...

Adolescente affaiblie, affadie... attristée... un marin dans chaque port? Non... un marin amarré à l'ame... vague à l'âme et larme de fond... état de larmes...

 

fini le temps des charmes sans drames?

L'aventure est telle n'est ce pas?

Le principe en est le mouvement éternel et incessant... L'essence même le changement...

 

 

 

Alors que veux tu maintenant?

Retenir l'instant?

Figer le moment?

Insanité,

infidélité,

insolence inacceptable

inqualifiable injure à l'idéal de l'instable...

 

 

Lui, lui seul tu veux le retenir?

Pourquoi échaperait-il au torrent que tu as toi même créé...

chasse d'eau géante à engloutir l'ennui, infâme défection du quotidien...

traitement préventif : tirer avant que ça ne pourrisse, ça pourrait devenir immonde... renouveler l'air, désinfecter...

Et finalement si on y était bien …

hum? … en pleine défection quotidienne...

un peu comme bébé dans sa couche, bien au chaud dans la joli chiure qu'on a gentiment produite...

après tout...

après tout c'est productif non?

L'engrais... c'est fertile n'est ce pas?

 

 

 

ERROR!!!! AN ERROR OCCURED!!!!

 

Trop tard... GAME OVER!!!

 

déclenchement automatique.... notre jolie petite histoire mon ami partira avec le reste … froutch!

 

Alors? Alors que ferons nous?

On jouera au Titanic au milieu de la déferlante?

Je m'agripperais au bord de la cuvette en criant : « John prend ma main!!!! » et tu répondra « tiens bon Jane! » et tout délavés que nous serons nous nous accrocherons comme les héros d'un roman à l'eau de rose à notre brindille d'amour en espérant qu'entre deux chasses d'eau on puisse remonter à la surface s'accrocher au bloc WC et s'offrir un moment de pur romantisme cramponnés au rabattant?

Ce sera ça notre terreau? Ce sera ça notre fertiligène? Ce sera ça notre façon de grandir?

Ce sera ça notre gentil petit avenir à jouer les Roméo, à attendre le Prince en espérant un signe agrippée au petit balai des toilettes, à espérer voir passer la dulcinée de l'autre coté de l'ouragan hygiénique?

 

NO SENSE!!! NO SENSE! WARNING! BE CAREFULL!!!

 

 

Colère

c'est autre chose...

et ça justifie bien l'insanité de ces mots et l'irrationalité de ces phrases!

Oui …

parce que nous aurions pu tirer notre petit chasse d'eau ensemble...

ça aurait été tellement plus drole de regarder tout partir et de construire ensemble..

 

 

Parce que j'ai cru qu'on pourrait...

 

 

« je viendrais en France.. »

 

« ... »

 

 

 

et ben non!

 

 

 

 

 

 

Bien sur...

 

 

 

 

 

 

 

 

mouvement perpétuel... recommencer avec un autre...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

coeur désinfecté... désaffecté...

Par Aoua
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 20:12

Il sent, son souffle sur sa peau,

Quand il s'abandonne au sommeil.

Sa voix le berce comme ces mots,

Qu'elle lui murmure à l'oreille.

Elle resserre sur lui son étreinte
Elle tisse, en son être sa toile.

Il aime cette volupteuse contrainte.

Il croit effleurer les étoiles...

 

Sur son visage elle dessine,

D'immenses yeux fascinés,

Tout son corps, qu'elle mine,

de ses lèvres brulantes est tatoué.

Mais de cette amante trop belle,

Il demeure l'esclave séduit,

Par ses si sombres prunelles.

Il danse pour elle dans la nuit,

Cette valse saccadée,

Ce menuet sans élégance,

D'un pantin aux membres liés,

D'un aliéné en transe

 

Sur son visage elle dessine,

Deux grands yeux embrumés,

De son corps, qu'elle mine,

Elle vole la beauté.

 

Est-elle un paradis?

Artificiel, qui sait?

Est-elle l'insommnie?

Trop habituelle, c'est vrai

Est-elle une femme?

Si sensuelle, j'aimerais...

N'est-elle qu'un Dieu?

Celui des missels, je le hais...

 

Sur son visage elle dessine,

D'arides yeux délavés,

Et son corps qu'elle mine,

semble une terre brulée...

Picture 603noir et blanc

Par Aoua
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Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /Déc /2009 11:23
Je reviens dans mon abri, mon petit monde à moi... pour me retrouver un peu ...

J'ai changé de pays, de culture, de langue... j'ai changé de continent, de préoccupations... j'ai changé d'univers, de pensées parfois, de conviction de temps en temps, j'ai eu peur bien souvent de me perdre... alors je suis revenue, revenue pour me retrouver...

Je vis un pays où l'individu n'existe pas, où l'on est pour les autres avant d'être pour soi, où l'on est pour plaire à Dieu, aux voisins, aux parents, aux amis... Un monde d'intolérance et de conformisme, un monde sans liberté et sans extravagance... un monde où les femmes sont d'abord des mères, d'abord des épouses... où elles sont propriétés privées et chasses gardées. Une femme n'a pas d'identité propre, la femme-ombre comme idéal.... toutes identiques sous le niqab, toutes invisibles pour les protéger... Picture-540.jpg

Les protéger du désir des hommes, la beauté est danger, l'inexistance sécurité! N'être que pour son mari... pour lui plaire,  le satisfaire, lui offrir des enfants... Charmant avenir! mais quelle autre issue? avant cette tutelle, celle des parents... jamais une opportunité de prendre la fuite, jamais une issue, jamais une vie autonome... jamais une occasion de prendre sa vie dans ses propres mains...

Et se révolter, enfreindre leurs lois, échapper à leurs contraintes, se soustraire à leur étreinte, refuser de s'éteindre? Dessein trop incertain, trop dangereux pour tant d'entre elles...
Elle était si jolie, si légère ma petite révolution adolescente... ma petite révolution d'occidentale... si simple de se balader en mini-jupe et en docs et crier "ANARCHIIIIE", si insignifiant d'user les pavés en criant que la jeunesse défendra les libertés, si poétique et si charmant... si beau de se convaincre qu'on est un électron libre, liberé et libertaire! Si conforme finalement à nos communautés occidentales....
Mais elles ... elles que risquent-elles? Une demoiselle en mini-jupe au Caire est une proie si facile, si exposée, si dénoncée... ici pas de libération sans trahison, sans honte et sans punition... Parce que chercher à plaire est déjà pécher... parce que chercher à être soi même est une trahison... parce que tracer son propre chemin c'est être une trainée sans honneur...
Alors elles étudient, voilées et couvertes de la tête aux pieds et se marient avec l'homme qui peut payer la dotte... avec celui dont la famille est acceptable... et font de jolis rejetons... et si ce sont des males alors ... toute femme qu'elles sont, elles leur enseignent à dédaigner les femmes qui vivent leur foi, leur féminité, leur carrière... leur identité comme elles l'entendent, comme elles le ressentent... qu'elles ne sont que des brebis perdus, égarées, dangereuses, insoumises et réfractaires, des révoltées hystériques et sans morale...

Oui, ils sauront, qu'une femme dont les bras sont découverts, une femme sans homme ne mérite ni le respect, ni  aucun égard, on peut la regarder sans gêne, on peut lui adresser les propos les plus crus, lui faire les propositions les plus dégoutantes et même les toucher... ce sont des femmes sans maître, sans propriétaire, des femmes qui s'offrent, des femmes publiques... dont on peut tout espérer car après tout... personne ne demandera de compte...

Alors on prend un mari et un voile pour vivre sereinement... pour vivre heureuses vivons cachées...

Réveillez vous! celles qui dominent la maison controlent l'éducation et l'avenir! enseignez à vos petits hommes le respect! à vos petites femmes la liberté et l'indépendance!

Par Aoua
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Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /Déc /2008 16:34
 

« les mots ont disparu quand j'ai cessé d'aimer » a écrit un romancier libanais... mes maux se sont évanouis, je n'aime plus... j'ai réussi à être ce coeur aride et dur, froid et insensible, celui dont j'ai tant rêvé... il battrai de nouveau si un regard se posait sur moi, non pas un de ces regards sans lendemain... si une main voulait se poser sur la mienne, s'y agripper, si je pouvais être autre chose qu'un « tu me plais vraiment beaucoup » et ces quelques mots si lourds, si légers au fond, si frivoles, si pathétiques « je trompe mes copines d'habitude. Je t'aurais bien invité chez moi... » mes yeux plantés dans les siens, si beaux, si bleux, si innocents... mes yeux sombres pour ternir les siens... il n'a pas compris, mes yeux ne savent pas parler.


Pensait-il que si sa main pouvait effleurer ma taille, si ses doigts pouvaient se mêler aux miens, si la musique trop forte poussait ma bouche trop près de son visage pour glisser chaque mot à son oreille il pouvait faire de moi l'une de ces contingentes qu'on oublie? ... alors mon coeur s'est figé, mon regard cloué dans le sien, fouillant son âme...


comment peut-on penser oublier un être qui a croisé son chemin si vite, étreindre son corps, se mêler au sien, s'enivrer de ses parfums, se bercer de ses soupirs... et oublier?! ... « trop coincée » « vieux jeu »... non!!! gourmet de l'amour, je ne dévorerai pas, je ne gloutonnerai pas... j'idéalise .. encore... sans doute... je veux l'amour, fusion corps et âme, je le veux délicieuse compréhension et non tatonnement avide et égoiste, je le veux entente harmonieuse et non « prêt à porté » érotique!


Et pourtant j'aime cette séduction légère, fragile et éphèmére... elle me plait, m'amuse, me distrait... j'aime cette douce attente, ce rôle créé pour chaque nouvelle histoire, ce déguisement que je lui compose, ce visage que je chamboule, ces rêves que je dessine d'un amour si loin, si loin de lui, de nous, ces rêves où les caresses ne s'interrompent jamais, où les corps ne s'essoufflent pas, ou les gestes ne sont jamais hésitants, où les sens parlent bien plus que les mots, où les mots sont des images diaphanes... séductrice, actrice, romancière... manipulatrice éternelle et universelle... qu'importe il ne m'aimera pas... et puis ce coeur impatient qui bat de nouveaux quelques instants au moindre signe de la victime désignée, danseur étoile du balet que je compose... c'est si simple, si superficiel, si peu dangereux... mais combien de temps peut-on jouer ainsi?
On ne joue pas sans risque... il ne suffit pas de prévenir qu'il ne s'agit que d'un conte, il est de grands enfants qui croit aux muses comme au père noël...


Je n'aime plus, je suis charmée... je comédie, je plais... si lache attitude, si piètres sentiments, si frustrantes aventures sans espoirs, sans avenir et sans passé, aventures éphèméres et instables, amours fantasmées... rêves sans gravité, apesanteur irréelle... je fabule des histoires d'amour...

J'aimerai prendre le risque d'aimer...
souhaiterais-je de nouveau cette souffrance lancinante, étouffée mais si prompte à s'éveiller?

 

Par Aoua
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Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /Déc /2008 16:20
Me revoilà dans l'antre de mes confessions...
j'ai n'ai plus le temps de me repentir, de déposer mes doutes entre ces pages, mon petit ange gardien ne me laisse pas le temps de me confier... mais l'éphèmére de la vie me terrorise, je vis trop vite pour ne plus penser, pour ne plus avoir à panser les blessures d'une âme hypocondriaque... je me pose ici... moins tourmentée, moins troublée... toujours aussi inutile et inexistante... pour offrir quelques mots à une princesse Renaissante... parce que la grandeur de ses yeux m'impressionne, parce que je suis heureuse pour une inconnue... je revivrais ici pour ses mots...

merci...
Par Aoua
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Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /Sep /2008 16:51

end

Game over...
Par Aoua
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Samedi 20 septembre 2008 6 20 /09 /Sep /2008 13:25


 Il aime M, M morne et misérale, malheureuse muse trop malade... il se méprend...

M est une Muse malfaisante qui ne mérite que le mépris...
M doit être muselé... M minaude, M martelle la mélodie de ses maux, cette mélopée mélancholique où miroitent des mondes merveilleux. M mutile les malheureux matelos que la mer de l'amer monotonie malmène. M aime les mots, ses mots, leurs mots, du mot à maux qui meurtrit. M martirise les malices mortelles de la morosité des matins monochromes, M aime les multitudes multicolores et les miracles d'un moment.
M n'est pas malheureuse si M aime...
M aimait, M aimera un magicien des mots...
M aime la beauté de son monde même sans sa main pour la mener, M aime ... seule...

Par Aoua
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Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /Sep /2008 09:07

au revoir ... à bientôt...

oui je sais ce blog tombe dans en ruine.... mais vagabondage oblige

Par Aoua
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  • : 12/04/2008
  • : confessions d'une jeune fille mal rangée
  • : Loisirs
  • : bienvenu sur ma petite planète, laisse toi aller à l'extravangance et à l'excentricité, n'oublie jamais de rêver et d'imaginer...
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